COVID19 et prostitution : il faut agir ! #4ansLoiAbolition

4 ans que la loi abolitionniste a été votée, le 13 avril 2016. Merci infiniment à toutes celles et ceux qui nous ont envoyé leur photo et ont répondu présent.e.s à notre appel à mobilisation virtuelle pour cet anniversaire !

Retour sur la loi du 13 avril 2016 :

👉

Abrogation du délit de racolage pour les personnes en prostitution (auparavant deux mois de prison et 3750€ d’amende)

👉

Pénalisation des “clients” prostitueurs : Renversement de la charge de la peine avec la création d’une contravention de 5e classe (1500€ d’amende, 3750 € en cas de récidive). L’achat d’acte sexuel est enfin interdit.

👉

Parcours de sortie de la prostitution qui ouvrent des droits au logement, à l’accès aux soins, au travail, et facilitent également l’obtention de titres de séjour. L’écrasante majorité des femmes en situation de prostitution en France (+ de 80%) étant étrangères et issues de la traite des êtres humaines.

👉

Renforcement de la lutte contre le proxénétisme, en particulier, grâce aux commissions départementales réunissant tou.te.s les acteurs et actrices du territoire (judiciaire, police, social, asso) pour une réelle mise en place d’une politique publique transversale de lutte contre le système prostitueur et le proxénétisme.

Dire que les femmes ont le droit de se vendre, c'est masquer le fait que les hommes ont le droit de les acheter. #AbolitionProstitution

Si cette loi est une conquête fondamentale pour les droits des personnes en prostitution (90% de femmes), elle reste encore trop peu appliquée par manque de moyens et de volonté politique. Or la situation de confinement actuelle en particulier a de graves conséquences sur leurs conditions de (sur)vie, et il est urgent de réagir.

Titres de séjours pour les femmes victimes de traite humaine, hébergement et aide financière pour celles qui en ont besoin… le gouvernement doit prendre des mesures dans les plus brefs délais en lien avec l’expertise des associations de terrain qui accompagnent les personnes en situation de prostitution, depuis plus de 70 ans comme le Mouvement du Nid: http://www.mouvementdunid.org/COVID-19-et-prostitution-trois-garanties-droits-et-dignite-pour-ne-laisser

📣

Ecoutons la voix des survivantes : Andrea Dworkin, féministe et ancienne prostituée : “La prostitution n’est pas une idée. C’est la bouche, le vagin, le rectum, pénétrés d’habitude par un pénis, parfois par des mains, parfois par des objets, pénétrés par un homme et un autre et encore un autre et encore un autre et encore un autre. Voilà ce que c’est.

Le viol et la pédocriminalité sont la filière de recrutement de la prostitution #abolitionProstitution

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *