En France et partout dans le monde, la journée du 8 mars est l’occasion de pointer les inégalités et de mobiliser pour de réelles améliorations pour toutes les femmes !

Depuis mai 2012, des avancées ont été obtenues en France grâce à la mise à l’agenda de sujets relatifs à l’égalité femmes/hommes (vote d’une loi en août 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, annonce d’un plan IVG le 16 janvier dernier, mise en place d’un groupe de travail national pour lutter contre les violences dans les transports en commun…). Cependant, force est de constater que la situation des femmes a peu évolué.

La politique menée par le gouvernement en matière économique a dégradé les conditions de vie de beaucoup de femmes. Allongement de la durée de cotisation pour les retraites, fin de l’universalité des allocations familiales, travail du dimanche : toutes ces mesures touchent tout particulièrement les femmes, notamment les plus précaires.

En parallèle, la rétrogradation du Ministère des Droits des Femmes en un Secrétariat d’Etat, la baisse de moyens alloués à cet objectif, l’absence de portage politique fort et ambitieux : tout porte à penser que l’égalité femmes-hommes n’est plus une priorité gouvernementale. Pourtant, l’égalité femmes-hommes dans les faits comme dans les mentalités ne va pas de soi. Seules des mesures politiques et des moyens financiers conséquents rendent possibles sa progression à grande échelle.

Il reste deux ans au gouvernement pour agir sur la situation des femmes. Nous proposons 5 mesures phares, dont l’impact serait significatif :

>> Le vote et la mise en œuvre de la proposition de loi d’abolition du système prostitutionnel
>> La reconnaissance du féminicide par le droit
>> Le portage politique de l’intégration de l’IVG à la charte européenne des droits fondamentaux
>> Un renforcement des moyens alloués aux associations féministes et aux luttes contre toutes les violences sexistes, en particulier la lutte contre la lesbophobie
>> Une réelle politique de lutte contre les violences économiques : revalorisation des métiers féminisés, prévention des conséquences genrées des politiques mises en oeuvre.

Si la lutte contre les inégalités femmes/hommes est un objectif politique majeur du gouvernement, ces mesures concrètes peuvent facilement être mises en œuvre. Aujourd’hui plus que jamais, Osez le féminisme ! appelle toutes les femmes et les hommes à se mobiliser et à descendre dans la rue pour demander des avancées vers l’égalité réelle.