Depuis hier, Cyril Hanouna et son équipe de chroniqueurs se sont lancés dans un marathon télévisuel en retransmettant l’émission “Touche pas à mon poste” en direct pendant 35 heures consécutives. A 1h16, dans la nuit du 13 au 14 octobre, un des chroniqueurs de l’émission, Jean-Michel Maire, s’est livré en direct à une agression sexuelle sur une des figurantes présentes, comme le relate cet article publié sur Slate.

Le journaliste de Slate narre les éléments de la manière suivante : “TPMP a décidé d’organiser un jeu autour de l’agression de Kim Kardashian […]. Jean-Michel Maire remporte la partie et Hanouna propose […] que la jeune femme l’embrasse pour le récompenser […]. Finalement, comme la jeune femme refuse à plusieurs reprises, Jean-Michel Maire l’embrasse par surprise sur la poitrine”, sous les rires et applaudissements du public.

Osez le féminisme ! exprime sa profonde colère de voir qu’une agression puisse donner prétexte à un jeu dans un programme télévisé, et qu’en plus, ce jeu aboutit à ce qu’il convient de qualifier d’agression sexuelle. L’article 222-22 du code pénal définit l’agression sexuelle de la manière suivante : “constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.” Embrasser une femme sur les seins par surprise, alors que cette femme a refusé à plusieurs reprises auparavant d’embrasser un homme est une agression sexuelle. La retransmission en direct de l’agression ajoute à l’humiliation subie par cette jeune femme.

Alors qu’une 1 jeune femme sur 10 de moins de 20 ans déclare avoir été agressée sexuellement au cours de sa vie (source Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes), nous ne pouvons tolérer que des agressions sexuelles soient retransmises en direct à la télé, sous couvert de “jeu”, qui est une scène de violence masculine, d’humiliation d’une femme.

C’est pourquoi Osez le féminisme ! vient à nouveau de saisir le CSA. 10 jours après les propos scandaleux de Lamine Lazghad dans “le Grand Journal”, nous réaffirmons à nouveau que face aux violences sexistes et sexuelles, la tolérance zéro s’impose.