Osez le féminisme ! s’est mobilisée pour clamer que Marine Le Pen ne serait pas notre présidente. La candidate du Front National n’est pas parvenue au pouvoir, et c’est un véritable soulagement.  Nous prenons néanmoins la mesure du travail à accomplir pour faire reculer ses idées de haine et de réaction.

Si le nouveau président veut faire de son quinquennat une ère de progrès, y compris pour les droits des femmes, il n’y a plus un instant à perdre. La lutte pour les droits des femmes et pour l’égalité est une urgence. Nous resterons mobilisé.e.s et vigilant.e.s, prêt.e.s à rappeler au président ses engagements, pour que les promesses se transforment rapidement en actes.

Dès les premières heures suivant l’élection, les célébrations dans la cour du Louvre ont été marquées par une mise en scène dégradante et sexiste des danseuses. Une image qui a cruellement souligné les contradictions du candidat, qui s’était affirmé “profondément féministe” pendant la campagne ! Nous ne pouvons croire que l’ambition féministe s’arrête dès la proclamation des résultats…

Osez le féminisme ! portera une voix féministe exigeante pour les cinq années à venir. Nous agirons pour que des changements concrets s’opèrent dans la vie des femmes. Nous demandons à l’Etat une politique féministe transversale, ainsi que des moyens pour que les associations, comme les services publics, aient les forces nécessaires pour jouer leur rôle.

Des engagements ont été pris durant la campagne d’Emmanuel Macron, parmi lequels nous avons retrouvé de vieilles promesses, dont nous attendons la mise en place depuis plusieurs années. Sans ces actions, aucune politique féministe crédible ne peut exister. Notre dernière campagne, Osez l’égalité ! rappelait quels étaient ces préalables :

  • La création d’un ministère de plein exercice, dédié aux droits des femmes, suffisamment doté ;
  • L’ouverture du droit à la PMA pour toutes les femmes ;
  • Une politique nationale visant à faire reculer les violences masculines contre les femmes et les filles ;
  • Une priorité donnée à l’éducation à l’égalité et à la lutte contre les stéréotypes qui causent des ravages dès l’enfance.

Ces derniers mois, les féministes ont dû rappeler au gouvernement que les violences contre les femmes étaient également économiques. Sous couvert de “libérer les énergies”, la dérégulation a systématiquement affaibli les plus précaires. Nous réaffirmons que les droits des femmes et leur mise en sécurité doivent être un objectif de la politique économique du futur gouvernement. Une réflexion sur les spécificités de la précarité des femmes est indispensable.

Au sein d’Osez le féminisme !, nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à faire gagner les droits des femmes, y compris aux élections législatives. La campagne Osez l’égalité ! se poursuivra dans ce but.