Osez Le Féminisme ! Invite À Signaler Jean-Marie Bigard Chez Touche Pas À Mon Poste Au CSA

Osez le Féminisme ! encourage le public à  signaler au CSA le passage de Jean Marie Bigard lundi 11 février dans l’émission touche pas à mon poste.
Pour ce faire, nous proposons des éléments “clés en main” pour effectuer un signalement au CSA sur  leur formulaire en ligne.

Nous espérons que de très nombreuses personnes choisiront de signaler cette séquence et proposeront à leur entourage d’en faire de même. Nous n’en pouvons plus de subir la culture du viol, rouage de la stratégie des agresseurs et de leur impunité, à la télévision. L’émission animée par Cyril Hanouna diffuse des séquences révoltantes à intervalles réguliers : nous demandons au CSA d’intervenir de manière ferme et exemplaire.

Éléments proposés pour signalement au CSA

  • Particulier (vous êtes)
  • Service de télévision (votre saisine concerne)
  • C8 (la chaîne)
  • Touche Pas à Mon Poste (le nom du programme)
  • 11.02.2019 (la date de diffusion)
  • 21h15 (l’heure approximative de précision)
  • Les droits des femmes (votre saisine concerne)
  • Détails de la saisine :
Le 11 février 2019, l’humoriste Jean-Marie Bigard était l’invité de l’émission Touche Pas à Mon Poste, animée par Cyril Hanouna. L’un comme l’autre ne se sont pas illustrés dans le passé pour leur bienveillance ou leur participation à la défense des droits des femmes. La séquence qui va suivre prouve que la culture du viol a encore toute sa place sur ce plateau.

La fin de l’émission approche, quand Cyril Hanouna propose à Jean-Marie Bigard de raconter une blague. Celui-ci prévient que la “plaisanterie” est violente : “[la blague] est terrible, tout le monde va se faire virer”.
En guise d'”histoire drôle”, Jean-Marie Bigard choisit de faire rire contre une femme qui se plaint – à tort, selon lui – d’une “déchirure” auprès d’un médecin qui va utiliser son statut professionnel de pouvoir commettre contre elle un viol aggravé, tout en soulignant son intention sadique contre la victime. Le violeur dit à la victime de la manière la plus terrorisante possible qu’il veut la mutiler et c’est cela même qui semble constituer pour Jean-Marie Bigard le ressort comique de l’histoire. “Il arrive. Il la chope par le chignon. Et là, clac, sur son bureau. Il défouraille ! Il l’attrape par les hanches et il l’encule ! A sec ! Voilà, ça c’est une déchirure !”

En 2019, il faut donc encore expliquer en quoi la description d’un viol dans le milieu médical n’a rien de drôle ? Cette blague n’est pas seulement terrible, elle cherche à rendre risibles les violences sexuelles commises contre les femmes. Quels sont les mécanismes de ce supposé humour ? L’humiliation des femmes, la déconsidération des violences masculines et des traumatismes qu’elles entraînent. Quelques semaines après la sortie du rapport sur le HCE faisant état du sexisme en France, en proposant notamment une analyse du prétexte humoristique pour entretenir la culture du viol, une telle séquence, orchestrée dans une émission populaire, doit être sévèrement punie. Il n’y a là aucun humour, mais une mise en scène de la brutalité sexiste contre les femmes. Pour inverser la honte, les violeurs poussent souvent leur entourage à rire contre les victimes, que ce soit dans la famille, au travail, dans une production culturelle ou dans les médias, ce qui scelle le verrouillage du secret et la coupure d’empathie contre les victimes. L’intervention de Jean-Marie Bigard est telle que nous invitons la justice à se saisir, notamment des délits de provocation à commettre un crime et de provocation à commettre un crime directement à destination de mineur.e.s.
En effet, cette mise en scène est encadrée par une série de faux avertissements, de la part de Jean-Marie Bigard (“elle est terrible”), et avec l’apposition de la pastille “moins de 10 ans” à l’écran. En conclusion on trouve une fausse repentance de l’animateur Cyril Hanouna, qui après avoir fait mine de quitter le plateau, après avoir souri, déclare “on ne cautionne pas”. Le passage a également été coupé du replay de l’émission.

En deçà de 10 ans comme au-delà, qui trouve encore à rire avec le récit d’un viol ?

A priori nos « droits personnels » tels que définis par le CSA ne sont pas atteints. Mais en tant que femme, patiente, victime de violence sexuelle… Beaucoup de femmes sont très directement blessées par cette séquence.

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